Raymond Procès

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La Guadeloupe un exemple de trop. Par Raymond Procès.

| 22-02-2009 20:33:45 |

Le monde semble être devenu un grand plateau de prestidigitation où se passent des évènements venus d’ailleurs. Encore une crise que personne n’a vu venir. C’est à se demander si sur cette planète nos experts en tout et nos gouvernants servent vraiment à quoi ils sont nommés. Pourtant, ce n’est pas faute de nous expliquer les choses avec toutes sortes d’émissions télévisées, sur les actualités récentes, les faits passés, les hommes d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Tout nous est livré avec une profusion souvent mal contenue. Et pourtant, malgré tous ces éminences grises, ces films à succès sur tout et n’importe quoi, ces débats, ces livres, ces bibliothèques, toute cette histoire écrite et orale de l’homme et bien, rien ne va ! C’est la crise mondiale ! Et depuis, tout est la faute de la crise mondiale que personne n’a vu venir. C’est à croire que les terriens sont partis sur une autre planète et à leur retour ils ont découvert une chose que l’on appelle la crise.

Le seul problème, c’est que les difficultés et les conflits qui sévissent aujourd’hui sur une île comme la Guadeloupe viennent à embraser les îles sœurs de cœur et par la même toutes les sociétés du globe terrestre, car rien n’est plus prévisible du fait de notre apparente cécité à prévoir les embarras.
Il est effarant de voir comment les hommes cultivent le désordre et sont forts surpris quand la dynamite dont ils ont allumé la mèche leur pète à la figure.

Il est incroyable de noter comment une crise se médiatise dès que se sont les banques ou le monde de la finance qui est touché alors que ce sont ces mêmes acteurs qui sont à l’origine du mal. Il faut dire que ce ne sont que des hommes qui sont à la tête de tous ces grands groupes et que la perversion de l’argent atteint en premier l’être humain. Un ensemble d’individus qui font leur intérêt personnel passer avant toute chose et font de l’intérêt général une vague alternative. Ils ne sont victimes que d’un système générateur d’iniquité qu’ils ont crée eux-mêmes. Et pour comble d’incohérence, il faudrait que ce soit ceux qui leur ont servi de vaches à lait qui leur permette de conserver leurs privilèges.

Plus de colonies, plus d’esclavage mais l’homme social a-t-il pour autant évolué d’une manière bénéfique ? Une végétation luxuriante, des paysages de rêve, des plages paradisiaques, un climat réconfortant, sont-ce assez pour vivre un bonheur idéalisé ?
Non ! L’insulaire tropical vit dans une prison dorée, un semblant de bien être qui n’est qu’un vilain leurre. Plus de chaînes, mais un assistanat qui fait perdre une dignité à peine retrouvée.
L’insulaire tropical vit une survie sans cesse renouvelée. Aucune chance d’évolution à l’horizon. Il est maintenu dans un état végétatif à peine définissable. Le poids d’un lourd passé ne semble pas avoir encore quitté son corps endolori. La souffrance est autre mais la peine est la même, un sentiment d’abandon, de non reconnaissance comme si leur sort passait après celui de bien d’autres plus méritants ou plus utiles peut être.
Faut-il être assez sot pour croire que c’est pour cause de crise mondiale que cette situation de précarité subsiste dans les DOM ?

Sans être un expert en économie, ni bardés de diplômes, en ouvrant simplement les yeux, il était prévisible qu’une telle virulence face à l’inégalité se mette en œuvre. Comme, il était assuré que le matérialisme et la notion de profit trouveraient leurs limites. Pourtant l’histoire est pleine de ces faits similaires de révoltes face à l’inégalité. Aurions-oublié la révolution de 1789 ?
D’après certains experts, le temps des révolutions est révolu, de même que les grandes guerres parce que, à ce qu’il paraît, l’homme serait devenu raisonnable. Quelle étrange affirmation de la part de personnages qui ne voient rien venir. Je crains qu’il ne faille s’attendre au pire avec les humains. L’homme et une créature imprévisible surtout lorsqu’il agit en groupe, sa force est sans commune mesure.
Il est une seule chose qui soit prévisible, c’est que ceux qui possèdent le pouvoir et l’argent n’auront jamais à souffrir des crises. Ils ont entre eux cette solidarité qui les préserve des aléas de l’existence conçue par eux-mêmes.

La crise, elle est planétaire, et ce, depuis la nuit des temps, dès lors que l’inégalité s’est instaurée sur cette terre en donnant à certains le pouvoir et les richesses sous prétexte qu’ils étaient aptes à gouverner les peuples.
Nous sommes, désormais, au XXIème siècle et l’homme social n’a eu aucune évolution équitable. Nous assistons à une paupérisation graduelle des populations et à l’obédience à une caste de privilégiés minoritaires possesseur du pouvoir et des richesses. En fait, rien de nouveau qu’une continuité dans un monde qui n’a plus vraiment de but et où le rêve est devenu la seule échappatoire pour un semblant de bonheur tant espéré.

Si l’homme ne se donne pas un autre modèle d’évolution. La colère qui gronde dans des régions du monde propice à la volupté, telles les Antilles, ne sera qu’une prémisse à la violence du cyclone social de tous les désabusés de la planète terre.
Les beaux discours de ceux qui vous parle d’Etat de droit, d’hommes de bonne volonté, de conseils interministériels, de mesures, de décrets, de priorités, des paroles galvaudées depuis des siècles par ceux- là même qui ne voient rien venir. Tous ces mots forts et inutiles voleront en éclat quand l’estomac des hommes criera famine et que la seule colère brillera dans leurs yeux.

L’heure n’est plus aux mensonges, à une société de ‘’people’’, à des modèles de société du passé que l’on veut remettre au goût du jour. Il est à croire que l’homme doit mettre un frein à son évolution technologique qui n’a fait qu’apporter une auto destruction de la planète. Une technologie qui voudrait nous faire vivre dans un monde virtuel où nous pourrions combler tous nos désirs. Il est temps d’arrêter cette guerre contre nous-mêmes et commencer à panser nos plaies internes.
Faisons le sublime effort de mettre en avant la notion de partage et non celle du profit et surtout donner à l’équité universelle le vrai sens que nous devrions lui attribuer sans que cela devienne une utopie.

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La Question démocratique par Raymond Procès

| 22-02-2009 20:31:44 |

La vie de l’homme est subornée à l’existence d’un état. L’esprit en se transmutant en état, aliène sa liberté. Ses suggestions perdent leur fondement individuel pour généraliser son statut communautaire. L’état est un tout, semblable à un unique et énorme cerveau qui régente le corps de ses administrés.
Hegel, dans ses principes de la philosophie du droit, énonçait une telle évidence. Quoi de plus logique qu’il en soit ainsi, puisque l’esprit libre a pactisé avec ses congénères. L’individu ne possède plus la liberté de considérer un monde personnel. Il fait parti d’un état et celui-ci l’insère dans une vision globale formulée par l’ensemble des cerveaux pensants.
Ce qui crée les distensions à l’intérieur d’un état est que tout un chacun le croit sien. La propriété étant mère de tous les vices, il découle que la dispute pour la possession de l’état amène inévitablement l’iniquité.
L’état démocratique et républicain appartient au prime abord à la nation souveraine. Bakounine présentait l’état comme la chose publique, un potentat spécifique où les intérêts, le bien collectif et droit de tout le monde, se voyaient opposés à l’action dissolvante des intérêts et des poumons égoïstes de chacun. Tout pareil à l’instabilité de la nature humaine, l’état, qui en est sa création, est sujet à des tourments individuels.
L’homme élabore un être état dans le but de surseoir à ces passions égoïste. Le malheur, pour lui, c’est qu’il n’avait pas supputé qu’une création sortie d’un cerveau incohérent ne se devait être qu’une incohérence. L’état est le reflet potentialisé de la défection de la pensée humaine. De sorte que l’homme a crée un système pour s’auto punir de son irresponsabilité.

L’accession au pouvoir dominant a toujours suscité une âpre bataille entre les candidats déclarés. Le profil du prétendant type se signifie par un désir obsessionnel d’accéder à la plus haute magistrature. Il persiste un engouement maladif de vouloir se défaire de l’indélicatesse des mauvaises attitudes qui choquent. Le prétendant par de belles paroles essaye de se montrer comme un saint dépourvu de toute ambition personnelle, exclusivement voué à la cause de l’intérêt général. Il en vient même à oublier sa qualité d’être humain pour se montrer en être immaculé porteur de la plus belle espérance du monde. Il s’identifie au libérateur, à l’être suprême ayant mis au rebut les innombrables imperfections du système communautaire et qui grâce à sa seule action trouvera le moyen de protéger et de chérir la nation toute entière.
Cependant derrière une façade de philanthropie affichée, se dissimule la fausseté de l’individu gorgé de convoitise. Le requin cruel et belliqueux qui pour gravir les marches de la célébrité concoure à la plus grande des supercheries. Il assure s’il est élu, un fonctionnement de gouvernement dans l’équité, la plus honorable. Il manie le mensonge avec une dextérité éprouvée. Lorsqu’on l’interroge sur la nature véritable de ses prétentions, jamais il ne vous répondra :
“Moi j’ai les mains sales jusqu’aux coudes, je les ai plongées dans le monde et dans le sang et puis après ? Est-ce que tu t’imagines qu’on peut gouverner innocemment ?”
Propos de M. JP Sartre.
La politique est exempte de pureté, ces protagonistes ne sont qu’un ensemble de personnages érudits pour la plupart qui n’envisagent que l’acquisition du symbolique sceptre. Le constat démontre que la symbiose intelligence et instruction ne rend pas l’homme obligatoirement sensé. La sagesse ne repose pas sur ces critères qui pourtant conçoivent l’individu dans sa classification sociale.
Il faut croire que le spectacle que jouent les hommes politiques plaît puisque la nation y adhère. Une majorité de gens a consenti à ce qu’on définisse un état démocratique. Un état selon Lénine qui reconnaît officielle l’égalité entre les citoyens, et le droit pour tous de déterminer la forme de l’état et de l’administrer.
Mais, il survient un impondérable, une pièce défectueuse dans l’assemblage de ce beau système. Beaucoup préjugent de la compétence des gens qu’ils élisent aux postes de commandement.
On leur concède une honnêteté, une intégrité qu’ils ne méritent pas nécessairement.
Le peuple lègue souvent son mandat à d’autres hommes, parce qu’il considère que le savoir de ceux-ci mérite tous les éloges possibles. Il s’agit ici d’une preuve de l’incapacité des hommes à se débrouiller seul. Il s’avère indispensable qu’ils soient sujets d’une autorité quelconque, ce qui marque encore plus la différence entre la potentialité de chaque être humain. La notion de faible et de fort conserve toute sa force d’interprétation.
Le peuple pense se donner d’avantage de liberté en établissant l’état démocratique. Mais dès le départ s’érige une contradiction, la liberté qui réclame aucune contrainte, se voit dans la démocratie affligée d’une direction centralisée.
Il n’est pas de variété d’état qui apporte la liberté à l’homme. A partir de l’instant où l’être humain ne peut supporter l’absolue. L’individu libre est un vagabond sans foi ni loi qui n’a ni avenir, ni passé. Le néant est sa maison car il ne possède aucun point d’attache. Pour que l’homme soit ce qu’il croit être, il aspire à la rencontre de l’autre. Dès lors sa liberté est contingentée, car accepter la présence d’autrui, revient à lui céder une part de soi- même.

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Barack Obama Un monde à reconstruire Raymond Procès

| 22-02-2009 20:29:25 |

La folle perdition, où nous mènent nos pas d’hommes désabusés, s’en vient à l’horizon d’un espoir irrésolu scander sa virulence sur une terre ravagée de conflits sans cesse renouvelés.
De partout le mal suppure, il n’est plus assez de mots pour qualifier les maux qui malmènent notre civilisation.

L’amorce d’un chaos annoncé n’est plus une prémisse, mais une réalité quotidienne.

L’humain qui construit chaque jour son histoire, ne gagne aucune expérience d’elle puisque toutes ses erreurs se répètent irrémédiablement avec une force décuplée.

L’homme n’est qu’un faiseur de drame et perpétue son irresponsabilité aux quatre coins du globe terrestre.

Sa suffisance et son orgueil mettent un frein à sa technologie démentielle qui n’est même pas capable de le rendre heureux.

La folie des hommes terreurs entrave la liberté de vie et à grand pas parcelle les humains en deux groupes : les pré-survivants (minorité privilégiée) et les déjà presque condamnés (la majorité désargentée.)

C’est dans ce monde au bord du gouffre que le jeune président Barack Obama, désormais l’homme le plus puissant de la planète, va devoir régenter.
Barack Obama est-il encore homme ?

L’ampleur de sa tâche est si démesurée qu’il devra être un dieu pour accomplir son œuvre.

Combien voudrait le voir éclairer notre demain d’une juste Rédemption, bannir les désagréments d’une terre qui a trop souffert.
Barack Obama Un Charisme Planétaire

Sa prestance, son charisme le consacrent tel un sauveur des âmes perdues.

La bonne parole est à ses lèvres et son visage rayonne d’une lumière apaisante qui nous laisse imaginer que le sang des enfants, des femmes, des hommes innocents cessera de couler dans ces actions meurtrières de guerres insipides qu’engendrent l’incompréhension, la barbarie et la bêtise humaine.

Barack Obama, plus qu’un mortel, est maintenant un événement planétaire.

Il est le demain d’une fraternité énergique et durable entre les peuples, les races et les religions.

Son statut de guide universel vient d’être confirmé et tous les regards convergent vers un être mythique en demeure de changer le monde ‘’Yes we can !’’

En chacun de nous brille une étincelle de vie meilleure.

Barack Obama est la flamme que beaucoup d’hommes ont crée pour qu’il devienne un phare dans la pénombre de notre civilisation terrestre en but à son autodestruction.

Le cœur des hommes s’est ouvert à une autre image que la blancheur oppressive.

Le métissage gagne ses lettres de noblesse pour garantir, enfin, le mélange des couleurs, car en somme !

La terre n’est peuplée que d’humains qui souffrent, pleurent, rient, saignent et aiment quelle que soit leur couleur de peau.

Gageons que Barack Obama saura apporter cette symbiose de cœurs qui aspirent à l’avènement d’une autre ère.

La justice, la fraternité, la liberté, la tolérance, deviendront-elles, enfin, des actes réalisés et permanents ?

Nous croyons en cet homme, comme s’il s’agissait de notre ultime recours avant la fin.

Pourquoi ne pas se laisser bercer par la douce illusion que ce mardi 20 janvier 2009 est le jour de l’investiture d’un nouveau rêve planétaire pour rebâtir une humanité d’une réelle transcendance !

Pourquoi ne pas croire à ce grand rassemblement derrière Barack Obama devenu pour l’heure notre conscience humaine face aux démons qui nous habitent.

La tragédie que vit la planète terre a donné vie à un Barack Obama lumineux.

Désormais le peuple des hommes attend les actions de ce nouvel élu.

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Nicolas Sarkozy, Barack Obama, Usain Bolt.

| 28-11-2008 17:36:30 |

L’année 2008 se termine péniblement et la résurgence des maux de nos sociétés humaines se fait plus grandissante. Comme une stagnation confirmée, il apparaît que l’évolution polico économico social en soit restée à un stade de fragilité plus perceptible encore. La crise financière, la crise économique, les actes terroristes, la paupérisation, voire la recrudescence de certaines maladies attestent d’un recul incompréhensible de l’espèce humaine du 21ième siècle. Cependant notre pédante technologie ne cesse d’évoluer. Pourquoi se manque d’adéquation avec l’essence originelle de la personnalité humaine ? Sont-ce encore une fois la résultante des intérêts des plus forts, des plus riches, vis-à-vis des plus faibles, des plus pauvres ? Il est triste de constater que la communauté des hommes n’a pas gagné en humanité partageuse mais reste bien sur son fondement de sauvagerie animal, donnant l’hégémonie aux plus forts, aux plus grands, aux plus manipulateurs ce qui est un gage d’iniquité perpétuelle.
Comme à toutes les époques où les humains se sentent affublés d’un fardeau trop lourd à porter. Ils quémandent un être élu, un messie, un être exceptionnel qui donnera à leur vie quotidienne un autre goût que la peur. Il se peut même, qu’ils rêvent d’un monde d’équité et vivre dans un univers uniformisé d’un bonheur égal pour tous.

L’année 2008 s’achève et tous les esprits en rupture s’évertuent à garder un espoir, même illusoire, que demain leur portera un mieux.
Nicolas Sarkozy, Usain Bolt, Barack Obama sont devenus en cette année 2008 des figures emblématiques d’une orientation novatrice des valeurs séculaires.
Trois hommes qui rassemblent plusieurs points communs :

Les chiffres :

- 53% de votes en faveur de Nicolas Sarkozy pour son élection à la présidence
- 353 grands électeurs en faveur de Barack Obama pour gagner sa place à la maison blanche.
- 9’’69 et 19’’30 sont les temps réalisés par Usain Bolt pour atteindre le sommet mondial sur les distances du 100m et 200m en athlétisme.
La valeur des chiffres est bien significative de notre conception humaine de la performance. Elle permet de démarquer les individus et de leur attribuer un statut unique, privilégié et prépondérant. Ce sont ces mêmes chiffres qui caractérisent une pratique évidente de la démocratie quand leur verdict est accepté.

Le physique :

- Nicolas Sarkozy est un homme de petite taille qui possède un gestuel atypique qui donne un singularisme à son personnage.
- Barack Obama possède une élégance naturelle, un port de l’habit qui contribue à lui donner une classe sans faste.
- Usain Bolt est un géant qui allie la puissance et le beau geste et apporte au sport un nouvel éclat.

Le parcours :

- Nicolas Sarkozy est un jeune président de la république. Son accession s’est faite assez rapidement.
- Barack Obama est lui aussi un très jeune président qui a atteint le sommet en un temps très court.
- Usain Bolt est un très jeune homme qui se révèle être le meilleur sprinteur de tous les temps malgré ses 22 ans.



Le tempérament :

- Nicolas Sarkozy possède un dynamisme à toute épreuve. Il aime se livrer dans les batailles âpres et difficiles Il se donne une furieuse capacité à réaliser de grandes choses et de laisser une empreinte de son passage à la présidence.
- Barack Obama, c’est la même énergie impérieuse qui anime ses actions. Il aime à relever les grands défis qui se dressent face à lui et croit fermement arriver à changer l’ordre des choses.
- Usain Bolt, c’est la puissance maitrisée. Il se joue de son corps comme on joue d’un instrument. Il a cette capacité à se dépasser et bouleverser tous les critères scientifiques certifiés.

Une façon de faire unique :

- Nicolas Sarkozy est un maitre dans la manipulation des mots. Il donne de la force à ses paroles par l’action d’une gestuelle particulière qui attire le regard. Cette attitude physique est la résultante d’une nervosité intrinsèque et s’allie avec virtuosité à son discours qui prend alors une grande force. Il s’aboube lui même d’une belle force de persuasion qu’il transmet en orateur confirmé pour bien marquer la nature intransigeante de ses directives. Il a cet art de diriger les hommes en leur insufflant sa propre énergie. Même s’il est un président de la république, il n’est pas moins homme et il vit pleinement ses passions d’homme sans trop faire cas de l’étiquette ce qui lui vaut d’être mal compris par toute une assemblée conservatrice des usages. Nicolas Sarkozy s’est donné une mission et il entend la mener jusqu’au bout. C’est un boulimique du travail qui pour beaucoup en fait de trop, mais, au moins, voilà un président qui est à pied d’œuvre sur chaque sujet qui concerne le devenir de sa nation. C’est tout ce particularisme, cet effet de quelqu’un qui peut apporter autre chose qui a fait que Nicolas Sarkozy est devenu président de la république française.
- Barack Obama, est un maitre du charisme dithyrambique. Il a une telle prestance qu’on peut le comparer à un James Bond ou mannequin de défilé de mode. Il joue de son magnétisme et de son sourire ravageur. Il a dans les mots une force de conviction empreinte d’une douceur envoutante. C’est le plaisir et le charme qui émanent de sa personne. Il incarne une innocence, une honnêteté qui le pare d’une aura surnaturelle. Il devient une lumière, un guide, un moïse de l’avancée vers un monde meilleur. Derrière tant de douceur, il fait aussi valoir ses prétentions mais tout en subtilité. Il fait appel à la bonne conscience de tout un chacun et aussi à leur implication personnel dans l’action de faire naître un nouvel avenir. Il incite aux bons sentiments et à la responsabilité de tous de devenir un acteur à part entière dès évènements qui touchent la nation entière. Son regard se porte sur son pays et sur le monde car il sait que son pays est un pays puissant et influent. Barack Obama se donne l’image d’un observateur serein et aussi d’un décideur méthodique et conscient des urgences à régler. Barack Obama, plus que des mots, sait jouer sur les sentiments des gens. Il a cet art, magnifique, d’attirer la sympathie. Un homme sympathique, novateur et qui à l’air compétent pour régler les crises ce sont ces critères qui ont mené Barack Obama à la présidence des Etats Unis.
- Usain Bolt n’est évidement pas un homme politique. Pourtant ce jeune homme a marqué de son empreinte la planète terre. Il a lui aussi inspiré les téléspectateurs du monde entier dans son parcours à l’accession des plus grands titres olympiques. Sa stature impressionnante, 1,96m et ses foulées tout aussi phénoménales 2,65m sont les caractéristiques d’une force la nature qui a su allié relâchement et puissance. Il se démarque des autres sprinteurs par une grande désinvolture face à l’épreuve. Il maitrise son art, son corps et donne à ses mouvements une plénitude qui conçoit le plus beau de l’effort physique. Usain Bolt, est un esthète de la force maitrisée. C’est une révélation concrète de ce que le mot paisible veut dire. Une leçon de sagesse semble se définir à chacune de ses foulées. Le public est en extase et avale chaque geste du champion comme s’il buvait un délicieux nectar. Usain Bolt a une force hors de propos puisqu’il fait du rêve une réalité. Il apporte le merveilleux, l’étonnant, le mystère, la passion, dans le cœur de chacun. C’est un moment donné en instantanée à des millions d’individus qui voit là un être exceptionnel qui accapare toutes les pensées. Usain Bolt, c’est aussi l’expression d’un renouveau. Il démontre que les capacités physiques peuvent être encore dépassées. Il est unique dans la manifestation de sa joie par une gestuelle qui marque l’évènement. Usain Bolt est un homme qui manipule les hommes par l’expression fabuleuse de ses performances sportives sur une piste d’athlétisme. Il donne aux desseins sportifs de compétition un avenir éclairé et ce, non pas suite à une élection mais par la seule force de ses capacités physiques et mentales.

Nicolas Sarkozy, Barack Obama, Usain Bolt, trois hommes qui ont fait et font encore l’actualité de l’année 2008. Trois éléments exceptionnels qui se sont donnés comme consigne de révolutionner le monde. Tout trois révèlent un profil quasi identique, une prestance, une énergie, un charisme, une volonté, qui font qu’ils s’identifient à des sauveurs de la cause humaine. Chacun à leur niveau de compétence se voit chargé d’une mission. Ils ont conscience des difficultés et de l’effort qu’il faudra consentir. Pourtant ce qui est fort, au-delà des problèmes d’égo, c’est que se sont des hommes qui, dans leur tête, sont seul à prendre des décisions de retentissement mondial. Ils sont ces hommes qui confèrent à l’être humain une aptitude exceptionnelle à se réaliser même dans l’adversité.




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Le futur n'existe pas.

| 24-11-2008 19:34:51 |

Le présent, le futur sont des fables. Seul le passé est prépondérant dans l’existence de l’homme.
Le temps comme l’a défini l’homme prouve sans conteste cet état. Chaque action réalisée devient une action passée dès lors qu’elle a été pensée et ensuite accomplie.
Prenons un exemple pour étayer mon propos : Ouvrir les paupières et voir un objet quel qu’il soit. Cette action nous paraît instantanée pourtant il a fallu un temps pour la réaliser et cette durée est appelée la vitesse de la lumière. Malgré cette vitesse à peine imaginable, l’évènement réalisé devient déjà un évènement du passé. L’objet regardé appartient donc au passé et en même temps à un présent très éphémère. Nous vivons donc bien, une succession d’actions passées qui construit sans cesse notre présent. Le présent est bien la somme d’évènements passés.

Qu’en est-t-il de ce soit disant futur ?
La démonstration ci-dessus démontre dans l’absolue sa non existence. Ce qui est appelé futur n’est qu’un présent qui évolue avec une accumulation de faits passés.
Toutes entreprises mises en œuvre par l’homme, l’animal ou même la nature, ne sont qu’une multiplication de concrétisations passées qui créent le présent.
La seule signification du mot futur, c’est une projection abstraite, virtuelle qui n’a et qui n’aura jamais une existence réelle. Le futur est l’imaginaire de l’homme non réalisable.
Le mot futur, c’est une vue de l’esprit ; ça n’existe pas ! Point final.

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Rappelle-moi pourquoi on se tue ?

| 24-11-2008 17:29:21 |

Debout dans une rue sordide, je regardais ces tas de pierres qui jonchaient le sol. Elles provenaient de diverses maisons détruites par la violence des tirs de roquettes d’une guerre endémique. De tous côtés, comme des moutons apeurés, une multitude de corps de tous âges couraient en tous sens comme pour échapper à une mort providentielle, peut- être ?
Soudain, dans cette cohue indescriptible, deux hommes se regardèrent. L’un d’eux était un soldat israélien et l’autre un civil palestinien. Ils étaient tous les deux armés d’un pistolet mitrailleur. Ils demeuraient immobiles, telles deux statues ils se parlaient des yeux :

Soldat Israélien – Pourquoi veux-tu me tuer ?
Civil Palestinien – Et toi, pourquoi désires-tu m’ôter la vie ?
S. I – Je ne te connais pas.
C. P – J’ignore moi aussi qui tu es.
S. I – Que t’ai-je fait ?
C. P – De quoi m’accuses- tu ?
S. I – Pourquoi ne m’aimes-tu pas ?
C. P – D’où vient ta rancœur envers moi ?
S. I – Quelle est la raison de notre guerre ?
C. P – Sont-ce les armes qui font la loi ?
S. I – Est-ce la terre la cause de cet effroi ?
C. P – Une terre sacrée qui promet la mort ?
S. I – Mais la terre donne la vie.
C. P – La terre régit notre présent.
S. I – La terre se nourrit de nos corps.
C.P – La terre se délecte de notre sang.
S. I – La terre est notre mère à tous.
C. P – La terre n’a pas de sentiment.
S. I – Pourquoi ne nous comprenons nous pas ?
C. P – Pourquoi nous restons sourds au dialogue ?
S. I – Il me faut te tuer.
C. P – Il en va de même pour moi.
S. I – Et la paix ! Est-ce la mort ?
C. P – Qui sait ! Le repos éternel ?
S. I – Pour vivre en paix nous devons mourir.
C. P – Dans la mort nous retrouverons la même terre et nous serons à nouveaux égaux.
S. I – Je te tue !
C. P – Je te tue !
Deux rafales retentirent et les deux hommes tombèrent comme deux arbres en bonne santé que l’on abat pour construire une route. C’est à cet instant que leurs âmes s’élevèrent au-dessus des deux corps sans vie. Elles se rejoignirent et entonnèrent en cœur une étrange mélopée :
Je t’égorge par conviction.
Tu dénigrais mes actions.
Je n’avais pas ta caution
Pour entrer dans une faction.

Tu parlais de tolérance.
Tu oubliais mes doléances.
Je sentais ta méfiance.
Tu trompais ma confiance.

Je t’égorge pour ton salut
Car mon dieu la voulu.
Je m’y suis résolu
En accord avec l élu.

Les deux âmes disparurent dans le néant. Alors, un autre soldat israélien ramassa l’arme de son camarade. Un autre civil palestinien s’empara du pistolet mitrailleur de son défunt compatriote. Les deux hommes se visèrent mutuellement et ils se mirent à se parler des yeux :
S. I – Pourquoi veux-tu me tuer ?
C. P – Et toi, pourquoi désires-tu m’ôter la vie ?...

Il est des combats qui n’ont pas de fin comme la venue des rayons du soleil sur notre terre chaque jour. La fleur de la démence croît en chaque homme et n’attend que l’instant prémédité pour délivrer sa morne mesure. La bêtise, l’entêtement, des croyances mal interprétées, la folie meurtrière, sont ces maux qui prolifèrent sur une terre qu’ils voudraient tous s’approprier. Un territoire où le mot drame prend de l’ampleur chaque jour qu’un certain dieu de paix fait.
Les balles viennent abattre des humains qui se voient pour la première fois et qui n’ont même pas eu le temps de s’insulter pour donner une raison à leurs actions violentes.

La mort se donne comme l’hostie que l’on prend à l’église. Paradoxe !!! Pourquoi ?
« Ça c’est à moi et c’est pas à toi ! »
« Pourquoi tu veux tout garder pour toi ? »
« D’abord j’étais là avant toi. »
« Et puis, c’est pas juste ! C’est pas vrai qu’on est méchant ! »
« Toute façon, on est les plus forts »
Nous ne sommes pas sur une aire de jeux pour enfants qui se disputent des pâtés de sable.
Se sont des enfants qui apprennent à se haïr sans même se connaitre. Se sont des enfants qui s’entretuent avec des vraies armes. Se sont des humains qui ont vendus leurs âmes à un dieu ou un diable on ne sait plus vraiment où l’homme puise sa conscience.
Et le monde entier assiste en spectateur captivé par ce feuilleton grandeur nature. Beaucoup prennent parti pour l’un ou l’autre des deux camps voire même les deux. L’hypocrisie n’a pas de borne pour cause d’intérêts privilégiés.
J’ai entendu dire qu’il existait une intelligence humaine. Qu’attendent-t-ils tous pour partir en quête ?

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La disparition des mots et des maux d’amour.

| 21-11-2008 10:47:16 |

Il est des jours ou bien des humains se demandent s’il fait bon vivre dans la société des hommes. Comme nous le montre si quotidiennement les médias ; nous supportons un grand nombre de désagréments qui jette un voile sombre sur le devenir de la civilisation humaine : une crise financière, une crise économique, des guerres endémiques dans certaines régions du monde, la pauvreté, une recrudescence des maladies, un environnement naturel qui se voit souillé par l’action des hommes. Un terrorisme humain bardé de violence sans limites se propage sur une terre qui supporte de moins en moins la présence de nous, bipèdes à l’égo démesuré.
Existe-t-il encore une place à ce que l’on appelle encore l’amour ? Une relation homme, femme qui porte tant d’espoir et façonne une vie idyllique.
Aurons-nous encore des correspondances comme celle qui suit entre un homme et une femme ? N’est-ce pas déjà un vestige du passé ? La poésie des mots
du cœur trouvera-t-elle un écho dans un monde de matérialisme suffoquant ?

UN INSTANT A TE VIVRE

Je nage dans un océan de tourment.
Ma solitude a pris une autre parure.
Elle est devenue un désagrément
Puisque l’amour me montre sa nature.

Je m’étais promis de ne plus jamais écrire une lettre pour exprimer mes sentiments. Pourtant, j’ai beau vouloir détenir tout le courage du monde. Je n’arrive pas à trouver les mots pour délivrer la pleine mesure de ma passion.
Encore une fois, j’ai eu l’envie de me résigner et de laisser filer la douce image qui se présentait à moi. Cependant, aux tréfonds de mon esprit une petite voix me dit qu’il me faut tenter ma chance.
Je sais que la bataille semble perdue d’avance. Malgré tout, l’espoir d’un autre dénouement dicte ma conduite.
Il est si facile d’aimer mais combien difficile de l’avouer. Ne sont-ce pas tous ces doutes qui accaparent l’esprit qui font que le plus noble des sentiments devienne un obstacle à une existence de sérénité.
Pourtant comme il serait aisé de te dire que je t’aime. Que cet amour est éclos dans mon cœur dès le premier regard posé sur toi.
D’aucuns diront que les coups de foudres n’existent que dans les films ou les romans à l’eau de rose. Il est évident que j’étais à mille lieux de penser qu’un pareil évènement viendrait à s’accomplir.
Je pressens ma démarche singulière et maladroite. Mais c’est là, la sincérité d’un cœur qui se met à nu et livre à l’être aimé l’émotion vindicative d’un bel emportement.
Pourquoi n’ai-je pas le courage de venir vers toi et te clamer cet amour sans partage ?
C’est la peur de la négation. C’est la hantise d’affronter la non réciprocité d’un émoi généreux.
Une démence insidieuse agresse mes sens et me faire croire que la vie est devenue un enfer si ton amour ne s’y trouve pas.

Ton image habille mon âme. Je demeure dans un trouble inhabituel et n’arrive plus à retrouver ma quiétude de célibataire endurcie.
Je pensais avoir mis les scellés sur mon cœur. Je ne voulais plus connaître la souffrance qui naît des passions amoureuses. J’étais comme un cœur qui avait trop souffert et qui ne souhaitait plus supporter les affres de l’angoissant et tout de même si belle affection.

Le destin n’a eu cure de mes restrictions puisqu’il m’offrit ta venue.
Je ne sais si je dois considérer ce fait comme une bénédiction ou tel un autre tourment qui viendrait s’ajouter à ma déveine habituelle.
Quel que soit l’issue que me réserve mon demain. Il est une révélation que je tiens à te faire, que tu partages ou non mes aspirations. En effet, pour une fois dans mon existence je voudrais confier à une jeune demoiselle toute la passion qui submerge mon être.

AURELIE

L’amour s’en est venu
Plein de la belle espérance
Qui donne à la vie une autre naissance
Et bien sûr ! Je l’ai reconnu.

Il portait ses armes habituelles.
Un regard à la mûre tendresse,
Un sourire d’une sainte ivresse,
Toujours le même rituel.

Il me savait déjà perdu
Quand mes yeux perçurent son regard.
La passion frappait sans égard
Et je n’étais qu’une victime éperdue.


Je l’aime de tant de force que ma bouche reste muette à l’heure de tout lui avouer.
Je l’aime à me dénuder l’esprit de tous autres pensées.
Je voudrais ne vivre que de son essence. Qu’elle devienne mon unique oxygène.

Aurélie, j’aime à marcher le long des rivages de tes yeux et d’un geste vif me plonger dans la béatitude d’un ton océan d’amour.
Mes yeux remplis de félicité te regardent te mouvoir avec cette prestance qui sied aux créatures célestes.
Lorsque tu es à mes côtés je n’arrive pas à détacher mon regard de ta silhouette comme si envoûté je sombrais dans un état d’hypnose bienséant.

Amour qui dès l’aube du jour
Vient sans détour me faire la cour.
Je ne peux rester sourd à l’appel sans recours
De ce nouveau jour qui annonce ton retour.

Aurélie, ma déraison étale sa démesure quand j’aperçois dans ce rêve à demi- éveillé l’impression de ton charmant visage.

Tu es un cri que je n’ose pousser.
Tu es un souffle que je n’ose expirer.
Tu es ma vie et mon désespoir aussi.
Tu es mon envie et mon interdit.
Tu es celle que je veux pour être heureux.
Tu as dans les yeux un plaisir merveilleux
Et si demain est un jour de fête
C’est que nous y serons d’une union parfaite.

Vois-tu Aurélie ! Tout ce que j’aurais pu te dire si le courage ne m’avait pas manqué.
Même si tout cela n’est qu’un plaisant rêve je garde au fond du cœur et à l’intérieur de l’esprit l’empreinte indélébile de ton visage angélique.
Cependant si par miracle il subsistait un mince espoir que je puisse arriver à t’émouvoir, saches que je demeure à jamais ton chevalier servant.

Pour mon infortune ou mon bonheur je t’aime Aurélie et cette fatalité fait de moi le plus humble de tes serviteurs.

Les humains auront-t-ils encore la possibilité d'ouvrir le cœur avec une telle pureté ?
La déperdition des valeurs essentielles du rapprochement humain déferle en vague sur le comportement sentimental. L'affection paraît devenir une notion nauséabonde qui fait tache dans un monde violent où priment l’égoïsme et l’indifférence. Loin de donner une universalité aux rapprochements des êtres. Les hommes ont réussi à parer l’amour d’une dimension utopique, comme si le plus beau sentiment n’était qu’un relent d’un passé révolu. Le sentiment amoureux devient un voyage hypothétique comme le début d’une quête d’un trésor trop vertueux pour le plus commun des mortels.

Raymond Procès

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Le bonheur est-t-il aussi pour toi Haïti ?

| 11-11-2008 19:58:43 |

Le week-end dernier, la mort a encore déployé ses ailes et emmené dans un au-delà mal défini de nombreux haïtiens.
La souffrance est ici et crie sa virulence. Combien d’enfant englouti dans ce marasme de désespoir ? Pétionville une des banlieues pauvres de Port-au-Prince clame tristement une renommée dont elle se serait volontiers passée. Le cœur des hommes est encore affligé par une blessure à la démesure d’un pays sinistré par tant de douleur.
Y-a-t-il une résonance à tous ces maux portés à Haïti ? Comment ne pas hurler à la mort du fond de ses entrailles quand la jeunesse, innocente, d’un pays se voit affligée d’une telle malveillance. Le coupable qui est-t-il ?
La malédiction a-t-elle pris demeure dans cette région du monde pour que de pareils outrages se perpétuent ? Il est à penser que la république d’Haïti vit perpétuellement une tragédie issue d’un passé tumultueux. Une histoire qui la réalise unique en son genre pour lui attribuer l’un des plus hauts faits de l’époque. Pourtant l’addition semble lourde à payer si l’on juge par la prolifération des plaies qui ravagent ce pays. L’indépendance n’est pas un vain mot mais se révèle une dure réalité qui mérite sans-doute d’être repensée pour donner aux enfants d’Haïti une vraie chance de s’épanouir.

Proclamation

Man Yvette a dansé ce jour-là.
La venue d’un moment attendu.
Le 1er janvier 1804 venait tel un coup de tafia
Brûler une colonisation mal venue.

Une république se proclame.
Saint-Domingue se perd sur les langues
Pour devenir Haïti qui clame
La levée d’une nouvelle harangue.

Haïti chérie, Haïti conquise.
Toussaint en a porté les germes
Et sous les feux d’une liberté éprise
La nation haïtienne trouve son terme.

Man Yvette a dansé ce jour-là.
Elle croyait à la naissance,
A l’éclosion d’un ordre sans débat.
Elle chérissait la reconnaissance.

Tant de larmes pleurées au sang versé
N’a donné à demain qu’un triste goût.
L’esprit d’un meilleur monde caressé
Ecume des bouches remplies de dégoût.

Man Yvette a pleuré ce jour-là.
Les nègres sans unité en furent la cause.
Ils ne savaient que faire de cette chose-là,
Une liberté sans notice pour un pays en overdose.

Raymond Procès

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Barack Obama, la victoire d'un homme.

| 8-11-2008 18:37:12 |

Barack Obama est devenu un homme sans couleur le mardi 4 novembre 2008. Est-ce pour autant un miracle ? Beaucoup voudraient déjà nous faire croire que ce résultat n’est que le fruit d’un hasard pour cause de crise financière démentielle. Dois-t-on adhérer à ce principe mathématique qui voudrait qu’en période de crise profonde la nation veuille porter aux nues un élément disparate qui crée une notion d’espoir à la valeur singulière ? Oui ! Serions-nous tentés de répondre, car de tout temps l’homme sous le danger a toujours loué la venue d’un sauveur. On voit comme il est facile pour un individu de s'accaparer les vertus d’un messie dès lors que son charisme est dithyrambique. C’est le propre de l’homme que de croire qu’il sera mené vers une apothéose par l’un d’entre eux.
M. Obama devient pour l’heure un évènement planétaire ; une éventuelle réponse aux peurs, aux doutes, aux désordres qui règnent sur la terre. Il devient un réceptacle des doléances mondiales et on lui alloue des pouvoirs d’un dieu tout puissant.
Où est-t-elle cette couleur noire, si infamante par le passé ? Elle est bien présente ! Mais la démence des hommes réside dans leur propension à appliquer l’art du paradoxe. Après tant de siècles de discrimination envers une autre race, en une élection l’homme absout le préjugé de couleur et nous apprend que tous les hommes se valent quelque soit leurs origines ethniques. En voilà une belle surprise !
M. Obama, président, un noir à la tête du plus puissant pays du monde. Pourquoi serait-ce une surprise ? Ce n’est qu’une reconnaissance de la valeur d’un homme qui a su faire valoir une certaine image de sa personne et penser au mieux les possibilités de modeler un avenir meilleur. Qu’à avoir la couleur de peau dans tout cela ? Rien, bien sûr ! Sauf pour ceux qui ont toujours le sentiment que le noir est un être inférieur au blanc.
Cependant, le plus étonnant ou le plus triste est que des milliers de noirs à travers le monde pensent avoir retrouvé une dignité suite à l’accession au pouvoir suprême de M. Obama. Ils s’identifient tous à ce nouveau grand homme et insinuent qu’à travers lui, c’est leur propre vie qui va changer. Cette réaction tend à faire penser que si M. Obama n’avait pas été élu, la déchéance psychologique, physique et sociale de tous ces hommes noirs, n’aurait fait que s’accentuer et l’installation d’une annihilation d’un espoir, bien définie.
Voilà bien une marque de faiblesse qui sans doute a conditionné et conditionne encore la suprématie blanche dans le monde. Il apparait clairement que beaucoup de minorités n’ont pas conscience de leur potentialité et se refusent à un combat qu’ils estiment perdu d’avance. Il existe une résignation insidieuse de ces masses, souvent laborieuses, des sociétés humaines qui malheureusement se laissent manipuler par des cerveaux plus efficients et moins scrupuleux. Il est un auto-entretien de l’exclusion par ceux là même qui en pâtissent. En cela la société blanche a influé une idéologie bien maitrisée qui l’a porté à croire que toutes les victoires étaient possibles grâce à sa grande force de persuasion.
La preuve en est que bien que saluant la venue au pouvoir de M. Obama, il est déjà un bon nombre de commentateurs blancs de tout bord qui n’hésite pas à dire que ce nouveau président apportera autant de désillusions que l’espoir qu’il vient de susciter. Ce genre de propos a-t-il sa place à l’heure présente ? Pourquoi affirmer une telle négation ? Ne serait-on pas en but de croire qu’il subsiste un orgueil vindicatif chez ces personnes ? Ce qui prouve, sans équivoque, que pour beaucoup d’individus, cette victoire de M. Obama engendre de la jalousie, de la colère, un je ne sais quoi qui reste à travers la gorge.

Que veut donc dire la victoire de Barack Obama ?
Il n’est nul besoin d’attendre l’émergence d’un seul homme pour se donner une ligne de conduite dans la vie et s’épanouir. La force de notre liberté, de notre émancipation sont en chacun de nous : noirs, blancs, jaunes, rouges. A nous de relever le défi de porter nous même notre dignité au sommet auquel nous aspirons. L’adage qui dit : ‘’ Aide-toi, le ciel t’aidera ‘’ Délivre toute sa résonance dans l’accomplissement d’une vie d’homme maître de son destin. N’attendons pas qu’un autre fasse le travail à notre place pour braver les interdits malvenus et porter la lumière de notre foi comme une grande flamme de résurgence et donner à l’avenir de l’humanité une universalité plus probante.
Le cœur d’un homme est le cœur des hommes. Les sentiments qu’il renferme sont les mêmes car notre humanité est un attribut de notre espèce. N’ayons pas peur du mélange des différences, du partage des richesses, des cultures, des bonnes et mauvaises choses de la vie. La grandeur de l’homme trouve son fondement dans sa capacité à s’unir. La marche vers un avenir auréolé est un droit et un devoir qu’il nous faut convenir. L’émergence d’un espoir véritable ne sera qu’à ce prix ! Une alliance monolithique d’humains sans couleur.

Pour donner encore plus de poids à cette élection américaine, il aurait été préférable que les médias, les gens en général ne fassent pas cas de la couleur de peau de M.Obama. Une telle attitude aurait marqué à tout jamais l’effacement de la notion de couleur chez l’homme. Et pourtant, nombreux sont ceux et celles qui ne parlent, en bien ou en mal, que de l’arrivée d’un noir au poste le plus puissant de la planète. Une réaction qui atteste que la différence ethnique est une source de comparaison et d’opposition sur cette planète.

L’arrivée de Barack Obama n’est pas une révélation mystique, une sortie vers un bonheur idéalisé. Ce n’est que l’amorce d’un mouvement inéluctable. La pluralité des ethnies composantes des sociétés humaines est une réalité naturelle. N’était-ce pas écrit dès la genèse que les différences se rejoindraient pour ne former qu’une entité planétaire.

Mais quel est ce chemin unitaire qui s’ouvre aux hommes ?
C’est une route remplie de souffrance et pourtant il semble que devant l’inévitable perdition. L’instinct de conservation prime. Au-delà des considérations de race, l’espoir est au bord des cœurs et les yeux tournés vers un homme multicolore au sourire éclatant.

Raymond Procès.

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Hommage à Aimé Césaire Discours au Colloque international Menaibuc du 11 au 13 juillet 2008 à l'Ecole des Mines à Paris

| 2-10-2008 22:16:45 |

AIME FERNAND DAVID CESAIRE



1 – Qui a créé Aimé Césaire ?

Une grand-mère qui lui apprit à lire et à écrire dès son plus jeune âge a certainement été l’élément clef donnant à Aimé Césaire une véritable disposition à l’émancipation de son esprit. Paré de ce bagage intellectuel, il était fin prêt à disséquer la société qui gravitait autour de lui et même au-delà de sa propre perception intime.
Aimé Césaire comprit, à raison, qu’il évoluait dans une époque tourmentée et que la couleur de sa peau donnait à sa valeur d’homme une autre considération dans un monde dominé par l’homme blanc. Il vivait à une époque singulière qui se prêtait à la fomentation d’idées nouvelles. Assurément, les conditions de servitude et d’oppression demandaient une sédition. L’injustice de tout temps a crée des individus qui se font défenseur de la liberté de tous à vivre dans un monde plus équitable et ce au mépris de tous dangers inhérents à leur propre personne.
Aimé Césaire est le produit d’un enfantement exceptionnel de la barbarie humaine. Il est cet élu, en demeure de se poser en guide universel de tous les esprits qui veulent partager un avenir sans couleur dans la paix, la fraternité et la jouissance des richesses intimes de chaque nation composite de la race humaine.

2 – Un homme à part.

Aimé Césaire est ce poète mythique qui se pose en observateur du monde et rapporteur de tous les maux qui traversent les corps endoloris des humains meurtris par l’intransigeance de l’oppression quelque soit sont origine. Sa sensibilité exacerbée, son acuité à discerner la vraie nature de l’homme, le consacre exceptionnel. Son omnipotence lui permet d’analyser son propre moi afin de se définir dans la société des hommes ; il s’est astreint à explorer son imaginaire pour donner un contour visuel à l’abstrait. Une façon d’aliéner la réalité et devenir un réceptacle d’idées nouvelles pour les générations à venir. Son charisme, son empreinte dans l’univers humain marquent un passage indélébile. Il est le début de l’avancée d’une conscience intemporelle pour glorifier la diversité existante sur notre terre et apporter une sagesse à l’humanité toute entière.

3- Un combat permanent.

Aimé Césaire était comme une sentinelle, toujours sur ses gardes, surveillant les moindres faits et gestes de ce monde en perpétuelle mutation. Sa mission sur terre était bien définie. Il devait porter à l’esprit hominien une vision plus juste d’une société civilisée. Le fait d’être de la couleur de celui qu’on opprime est bien révélateur de ce destin si particulier qui le révèle tel un messie noir.
De l’esclavage, de la négritude, de la colonisation, de la politique, de la poésie, de l’Afrique, de l’homme, il en fit ses champs d’investigations pour alimenter en réflexion son cerveau unique toujours en ébullition et se jouant des années.
Son regard a embrasé l’homme dans la moindre parcelle de sa chair et de son esprit. Il a su opérer en nous l’éveil de l’intérêt de chacun à celui de tous. Comme pour bien marquer son élitisme la nature lui confère une remarquable résistance lui permettant de vivre jusqu’à un âge très avancé.
Les hommes ont créé Aimé Césaire, malgré eux, car leurs âmes en secret réclamaient son apparition pour leur donner une chance de changer les relations humaines et communier dans une universalité sans tâche.


L’influence d’Aimé Césaire

Présentation de l’intervention.

Parler d’Aimé Césaire est une grande prétention. C’est aussi un immense honneur car l’homme a une stature quasi divine et est une source de jouvence intellectuelle.
Cependant, je ne tiens pas à relater ce que M. Césaire a écrit ou dit. Nous connaissons tous ces hauts faits : la création du concept de négritude, la publication du fameux ‘’cahier d’un retour au pays natal’’ ou bien encore son terrible ‘’discours sur le colonialisme’’ qui furent des éléments primordiaux dans son investiture comme défenseur du droit de chacun à jouir de sa liberté et d’émanciper ses propres richesses quelque soit la couleur de sa peau et sa diversité culturelle.
Il fut, à l’évidence, un fédérateur de pensées s’alliant à des hommes de renoms et épris du même désir de réhabiliter l’homme noir et amener un autre entendement dans les esprits en mal de vérité.
M. Léopold Sédar Senghor, M. Léon Gontran Damas, M. Guy Tirolien, M. Bigaro Diop furent ses frères de combats et par la même leur action commune démontra que l’union de plusieurs cerveaux efficients pouvait porter au monde une vraie orientation de progrès vers un projet de lifting humanitaire d’envergure planétaire.
Oui Aimé Césaire a écrit et mis en place des choses importantes et indéniables.

Mais qu’est-ce qui est vraiment important ? Est-ce la quantité d’œuvres produites ? Non ! Ce qui importe, c’est l’interprétation que chacun de nous donnons à ses écrits et la manière dont nous les appliquons à notre vie de tous les jours. Quelle influence, M. Césaire a eu sur notre conception des évènements humains qui font l’histoire d’une vie, d’une civilisation ?

Moi aujourd’hui, en toute humilité je vous propose de vous montrer ce que cet homme m’a permis de comprendre et d’écrire. C’est là, que réside, véritablement la toute puissance de cet illustre personnage. Il est formidable qu’un écrivain tel que moi, du 21ième siècle puisse s’imprégner d’un Aimé Césaire pour mettre à nu les vérités des événements passés, présents et à venir.
Il est à penser qu’Aimé Césaire a eu cette potentialité de léguer un substrat de sa capacité d’analyse à des individus comme moi qui sont en quête d’une autre réalité humaine.
Aimé Césaire est ce point départ où s’émancipent toutes les certitudes et incertitudes de nos folles pensées.
Aimé Césaire a su donné à la pensée une conscience intemporelle. Il est devenu pour moi, ce phare qui me mène vers un univers avide de connaissance et l’âpre désir d’instaurer une véritable équité dans la société des hommes.

Voici donc ce que M. Aimé Césaire m’a fait comprendre :

1) Esclavage.

Je commencerais par vous lire un poème que j’ai composé suite à la lecture de plusieurs textes du ‘’cahier d’un retour au pays natal’’ Ceci pour bien vous démontrer la force d’inspiration que dégage cette œuvre et quelle est la résultante sur un individu comme moi auquel on attribue la qualité de poète.

1-1 Une autre ronde.

Ai-je tant crié
Que l’on entende plus mon cri ?
Ai-je tant pleuré
Que l’on entende plus mes larmes ?

Toi frère de couleur !
Pourquoi feins-tu la surdité ?
Toi l’être de noirceur
Pourquoi ignores-tu l’unité ?

L’occident s’est édifié
Sur la largeur de tes épaules,
Et ton avenir prend pied
Sur l’interprétation de ton rôle.

Tu es matériau de construction,
Tu es pitre, un bel amuseur,
Tu es sportif de compétition,
Tu es pion pour les gouverneurs.

Ta dignité d’homme est inconnue
Dans les esprits taxés de blancheur,
Ton intelligence leur est malvenue
Et tu demeures sans vraie valeur.

Alors écoute-moi,-toi le sauvage !
Alors regarde-moi, toi le banni !
Viens avec moi, toi l’outrage !
Viens avec moi, toi le délit !

Donnons-nous la main, frère !
Notre intelligence bien fondée,
Réclame l’unité de nos hémisphères
Pour que se confonde notre réalité.

1-1-2 Réflexion théorique et esclavage.

Voici un autre thème que j’aborde devant vous après m’être imprégné de l’essence d’Aimé Césaire.

L’humanité s’apprécie comme un immense champ de bataille ou sans cesse se querellent des êtres assoiffés de sang. La vie, la mort ne sont que deux extrémités antagonistes, mais dont le cycle est irréversible. L’homme naît que pour mieux courir vers sa mort. C’est un pantin mené par le fil de la destinée et qui comme un détraqué se pense maître du monde, alors qu’il s’apparente à une poussière que balaie l’intransigeance des siècles.

L’homme blanc asservissant l’homme noir, s’extrait-il de son être ? Oui, puisqu’il concrétise de façon claire l’imperfection de sa nature humaine. Le fait est, qu’il se forme une majorité de personne d’une blancheur immaculée, qui par intérêt ou conviction, absout le pêcher de l’esclavage des nègres.

Les européens ont inventé l’illusion de la mauvaise conscience noire, un traquenard échafaudé pour soutirer le plus beau profit qui puisse se déclarer.
Le blanc invente l’imposture du mensonge noir comme pour effacer de l’existence son appartenance à une lignée d’être humain. Le plus malheureux dans l’acceptation de l’ignominie, est que le noir contracte une faiblesse quasi éternel.

La discrimination atteint l’apothéose dès lors qu’elle s’insère dans l’idéologie d’une civilisation en pleine évolution. Mère nature établit la différence sur l’ensemble de la planète, ce, pour justement que de pareils méfaits se commettent. Le fort détient toujours le haut du pavé et le faible se soumet par peur ou obligation.

Le blanc dans son désir d’affirmation relègue à un rôle secondaire le rapprochement pur et franc avec les autres races. Il sent une énorme énergie couler dans ses veines et se met en charge de bâtir le monde.

L’hypocrisie du blanc s’affiche quand il prétend que le nègre se rattache à une lignée d’animal. Comment expliquer alors qu’il ait des relations sexuelles avec les femelles de la bête ; ce qui atteste sans équivoque que la morale prétendue chrétienne des européens est accommodée selon les intérêts des colonisateurs.

Il n’est pas de surprise face à un tel comportement, quoi de plus naturel pour un individu qui s’adoube régisseur de l’humanité de bafouer à loisir les règles qu’il édicte. Ce genre de procédé est l’apanage de la conscience européenne, des hommes si pleins de principes agissent en contrecarrant les paroles évangéliques. Loin d’être des philanthropes, ils constituent un amas d’esprits pervertis. Ils détiennent l’armement d’où découle la force. A partir de ce constat, ils conquièrent le pouvoir et parviennent à l’accès aux richesses. Pour que le cercle devienne définitif, ils assouvissent leurs vices sexuels en s’offrant à profusion la femme noire.

La théologie de l’époque s’applique à restreindre l’émancipation du noir et le parque dans un état de déchéance totale. Nous savons quelle importance revêt la religion sur la conscience de l’homme toujours à la recherche d’une déification rédemptrice. Inclure la prostration nègre dans le domaine religieux n’a pas été le fait du hasard. Il s’agit tout simplement d’une machination des gens d’argent et des soi-disant hommes d’église. Déjà dans ces temps reculés, des magouilles financières composaient la vie de tous les jours.
Donc à cause de ce subterfuge, le noir s’est vu allié au pêché originel. Comment voulez-vous réduire une forfaiture de si grand retentissement, quant on connaît la force interprétative de la religion sur l’humanité.
L’image du noir devient pour tous une révélation négative, un rattachement au côté obscur de l’existence ; mais aussi une formulation concrète de l’inintelligible néfaste. Le diable est son père et la couleur noir lui interdit la lumière salvatrice du guide éternel.
Oublier que le noir est noir, c’est demander à l’esprit de tirer un trait sur la bible, la déification. C’est en résumé exiger de l’espèce humaine de repartir sur de nouvelles bases d’entendement.

L’homme blanc moderne se culpabilise des actions commises par ses ancêtres, le noir ressent la frustration et réclame la justice pour les exactions passées. Voici deux races en perpétuelle confrontation pour des années encore. Car la jouissance des hommes repose sur une rivalité entretenue par la différence.

Je ne prétends pas un seul instant égaler le maître Aimé Césaire dans sa réflexion sur ce qu’a été ou est encore la notion d’esclavage. Ce que je voudrais mettre en évidence, c’est que grâce à lui une prise de conscience a vu le jour sur la condition inacceptable d’un peuple tout entier. Aimé Césaire a insufflé le courage et le besoin de déclarer au grand jour les abus qui sévissent dans le monde. Je considère qu’il un exemple qui avait le devoir d’exister pour donner aux générations futures l’envie de poursuivre son œuvre de pacification.

2) La colonisation.

Un autre sujet qu’Aimé Césaire s’est mis en devoir de combattre et dont la résonance m’a donné l’envie d’écrire ce qui suit :

2-1 Le mal Blanc

De quelle civilisation voudrait-on faire l'éloge ? Est-ce, ce vestige élaboré au cours des siècles par les sains esprits européens ? Est-ce la blancheur innocente de sa peau qui lui confère une omnipotence sans retenue. Est-ce la prolifération intempestive de ses introductions européenne sur le nouveau monde américain ? Est-ce la soi-disant contribution à l'émancipation des peuples qui prime dans sa soif de coloniser les territoires engorgés de richesses naturelles ?
De quel but se croit paré l'homme blanc pour se dire maître du monde ? Est-il une œuvre originale de la création, un être exceptionnel à la lactescence immaculée ? De quel droit l'occidental s'est-il donné la fonction de régisseur de la terre ?
Toi mon frère ! Crois-tu en la perfection d'une race ? Quel écrit affirme que l'homme blanc est de loin la créature terrestre la plus noble et la plus encline à maîtriser le devenir de l'humanité ?
Si de semblables inepties existent, elles n'ont comme auteur que la main zélée d'un homme confondu de blancheur coupable. Une telle prétention n'est en rien une marque d'intelligence. Se borne-t-on sans une réflexion élaborée à s'enorgueillir d'une pitoyable fausseté ?
Il est vrai que sa situation géographique et peut être l'accumulation de hasards bienheureux, ont permis à l'occident blanc de réaliser une percée technologique appréciable. Mais une révolution dans la pratique n'admet en aucune façon une diversité de référence qui agrémente l'omnipotence de l'homme blanc.
Une divergence méthodique s'intègre dans le comportement d'une société en mal de satisfaction ethnique. Le monde à l'image du blanc a toujours été le critère de référence. Toute forme de créativité a son origine d'une pensée blanche. Est-ce à dire que les autres races sont des imbéciles invétérés ? Non, évidemment, mais l'homme blanc est sans scrupule par la force il s'est défini comme guide universel. Il parade sur un piédestal honorifique, son dédain de l'équité, le refoulement de sa propre religion, l'amènent à parquer ceux dont la différence pourrait devenir un affront.
Sa modernité robotique, sa technicité édifiante, fabriquent un univers superficiel. Un endroit où l'essence de la spiritualité humaine s'entache d'un maladif recul.
En définitive sa soif de connaissance, n'a poussé l'européen qu'à une vaine quête de christianisation. On définira par analogie que toutes les entreprises mises en œuvre à l'accomplissement de cet objectif porta un coup bas à l'équilibre du monde.
L'humanité aurait-elle évolué d'une manière identique si la domination blanche ne s'était bornée à bafouer les règles élémentaires de dignité ?
Le blanc se pense maître du monde et homme à la vertu sans faille. Il considère tous les actes dont il a été l'instigateur bénéfique au bien de l'humanité. Une hégémonie le consacre tel un avaricieux de sentiment égalitaire.
Monsieur je sais tout, de par des hauts faits colonisateurs, s'empare des territoires, asservit les populations et réalise sans remords un lavage de cerveau. Il ruine les économies autochtones, grève les idéologies, endoctrine et gave les esprits terrassés d'un mode de vie lactée.
Une excursion pragmatique, sous ses soins, s'opère sur toute la planète. Il modifie à son gré l'environnement et plante en vainqueur un drapeau sur la lune qu'il croit déjà sienne. Maître au sein de son dôme, son regard est porté vers demain. Il écrase de son ambition le délicat fil de vérité que tisse l'incertitude de la providence.
"Planète bleue", n'est-ce pas plutôt, "Planète blanche" qu'il faut entendre. L'homme blanc détient la puissance de feu. Il a le pouvoir d'abaisser la manette de la destruction finale. Sa triste ascension à travers les siècles l'éloigne de la sagesse des ermites errants. Son aversion pour la petitesse et son appétit de démesure dirige sa conscience obtuse. Un anéantissement prophétisé l'espère au bout du chemin.
La logique veut que le blanc passe la main. Le créateur bienveillant lui a donné l'opportunité de grandir dans la perspective d'un idéal à sa convenance.
Le manque de discernement et la mauvaise interprétation du sens des mots, bien et mal, le conduisent à un enlisement graduel. De la puissance reçue, il ne perçoit que le désir de s'accaparer un monopole sans gloire.
Alors qu'ils sont munis d'intelligence reconnue, ces êtres savent vers quel effroi les mènent leurs actes inconsidérés. Malgré tout, en proie à un orgueil ombrageux, ils marchent prestement vers une mort prématurée.

Toi homme blanc, si sûr de ta force. As-tu considéré les vraies nécessités de la vie ?
Quel profit as-tu tiré du travail des nègres ?
Quel avantage as-tu réalisé dans tes guerres pitoyables ?
Quel bien gardes-tu d'une terre que tu défigures à ton gré ?
Sais-tu dans quel chaos nous conduit tout se désordre ?
Pourquoi la race noire dans toute sa nudité a-t-elle été la victime d'un pouvoir oligarchique ?
A-t-on cherché les véritables fondements d'un autre humanisme plus respectueux, une approche plus vraie des frères de couleur ?
Ne devrait-on pas bannir le préjugé de race, apprendre la différence et reconsidérer le sens du mot amour ?
Les hommes ignares, dépourvus de raisonnement planétaire, doivent se taire et museler leur hargne inutile. Il suffit de peu de chose pour éradiquer de mauvaises suspicions. Le monde doit reformuler une vision louable sans ornière des idéologies en confrontation. Un tel effort de compréhension est à même d'établir un autre rapport de force.
Il s'agit de thésauriser une base revendicative de la construction d'un nouvel ordre philosophique. Il n'est plus l'heure de se servir de phrases éparses, puisées dans un livre à caractère directionnel pour forger un avenir.
Toute édification d'un nouvel ordre de pensée, devra constituer un échafaudage, reposant sur le principe de la reconnaissance des uns et des autres. On suggère la création d'un groupe monolithique, une espèce de symbiose. C'est dans ce fumier sans odeur de corps humains de toutes couleurs que jaillira l'esprit de sagesse universelle.



Comment ne pas apprécier la valeur d’un Aimé Césaire. Ne faut-il pas le remercier de nous donner cette fibre créatrice et nous transmettre cet héritage exceptionnel ? Aimé Césaire porte en moi le germe de la construction d’un nouvel ordre mondial. Un endroit édifié sur une solidarité commune et apportant à l’homme social une harmonie de vie plus proche d’un bonheur idéalisé.

3) Espace Africain.

Aimé Césaire s’est beaucoup rapproché de l’Afrique et avait des amis africains de grand renom. La vision qu’il avait de cette Afrique, terre nourricière et partie intégrante d’un nouvel ordre de pensée m’a suggérée le texte qui suit :

3-1 Une société à construire.

De tous les malheurs supportés, le continent africain subit de nos jours des extravagances plus que néfastes. L'humilité et la pauvreté où croupissent une majorité de sa population n'arrangent en rien les difficultés d'intégration dans le consortium international.
La pluralité des tribus, la diversification des dialectes parlés, font que ce continent s'alloue une dislocation traumatisante. Aucune union ne semble prendre corps. Il n'existe pas d'entente entre les diverses peuplades composites de la nation africaine. Il ne se passe pas de mois où l'on n'apprend pas des effroyables massacres entre ethnie différentes. C'est à croire que ce peuple désire qu'on les considère comme des barbares.
La "Traite", l'esclavage, et la colonisation, ont détruit l'idée d'un concept d'une Afrique libre et indépendante. Le kidnapping de sa force vive a jeté le désarroi sur un continent à la terre déjà inféconde. Ses enfants déportés au fil des siècles, en proie à leur problème d'assimilation, la quête d'une nouvelle identité a marqué leur existence loin de l'Afrique. Désormais la rupture avec la terre nourricière est réalisée pleine et entière.
La recherche d'une autre ouverture est à l'ordre du jour. Un peuple opprimé se doit de lever la tête et s'atteler à sa tâche de revendication. Il suffit de définir un moyen de donner corps à une réalité dont la vraisemblance exclut un acheminement utopique.
Les restrictions des années passées ne doivent pas handicaper l'esprit d'évolution de la personnalité Africaine.
Notre liberté nous appartient, elle ne peut être ni vendue, ni donnée. C’est la substance vitale de notre vie d'homme. Bien qu'au départ elle soit restreinte par des impératifs naturels.
L'occident blanc assoit son monopole sur l'ensemble du globe terrestre. Il n'existe pas un point sur la terre qui ne soit imprégné d'une idéologie blanche. L'Afrique n'est qu'une victime parmi tant d'autres de la cupidité européenne.

L’Afrique souffre de tant de maux, qu'il parait impossible d'en relativiser l'importance de chacun. Cet état affronte une insuffisance massive d'épargne par rapport à ses besoins de financement. Ses infrastructures sont dérisoires voire inexistantes, et les rare qui subsistent sont dans un état de vieillissement avancé.
Les tensions sociales font preuve d'une récurrence excessive. Le plus scandaleux sur ce continent, provient de son incroyables dispositions pour les affrontements raciaux. Comment concevoir qu'un pays qui a subi tant de supplice ; pour lequel on s'accorde à dire que les européens sont les plus grands responsables du recul dans tous les domaines économiques, comment une population d'une semblable couleur, ayant vécue tant de désagrément, ne sache pas s'unir ?
Le blanc abandonnant les terres d'Afrique, les Africains avaient le devoir de saisir le gouvernail de leur avenir. Pourquoi cherchent-ils à imiter la civilisation occidentale. A les regarder agir, il s'anime un sentiment bizarre. L'Africain devait-il donc, tout à ce blanc paternaliste et colonialiste ?
Pourquoi donne-t-il raison à la pensée européenne ? N'est-il que ce bon ou mauvais sauvage ?
Le comportement de certains groupes armés, tendrait à consolider la formation de l'extrême barbarie du noir simple primate, juste bon à imiter.
Même si la misère ne constitue pas un terrain favorable pour extraire une réelle démocratie, elle ne justifie pas un tel débordement d'incompétence et de sauvagerie. Ce que ne comprennent pas les différents chefs d'état de l'Afrique, c'est que la nation Africaine possède une identité propre. Une identité qui perdit de nombreuses années à être reléguée à un anonymat complet. L'idéologie du peuple africain a été modelée pour ne percevoir que l'artifice des Européens.
L'objectif n'est pas de s'évertuer à concrétiser la même manière d'évoluer de l'européen ou l'américain sur la nation Africaine. Il est vrai que ceux-ci possèdent l'argent nécessaire au démarrage de la croissance économique. Mais est-ce pour cela qu'il faut se vautrer dans les concussions et la dictature ?
L'africain détient une responsabilité, celle de faire valoir son potentat. Il est temps de poser le lourd fardeau du modèle occidental.
Est-ce trop espérer de l'homme dont l'harmonie avec la nature fut à une époque si intime. Doit-on se dire que l'unique moyen d'accéder à la reconnaissance mondial, c'est d'arborer le drapeau du profit et l'intrusion du capitalisme sans réserve ?
L'homme noir doit-il devenir un homme blanc de par ses actes et ses prétentions ?
Les européens à une certaine ère de leur évolution ont pactisé entre eux pour entreprendre leur croisade d'expropriation. Leur force mise en commune garantissait une progression rapide de leur bienveillante productivité. Ainsi ils ne redoutaient rien et imposaient en toute impunité un modèle d'existence.
A ce que nous constatons, à l'évidence, c'est que le critère de croissance de l'occident, n'aboutit pas forcément à l'accomplissement d'un idéal bienfaiteur pour l'individu. Au contraire, ayant semble-t-il puisé dans tous les systèmes politiques élaborés, les blancs ne savent plus vers quel concept se tourner pour régénérer la machine croissance. Ce piétinement contribue à la résurgence des difficultés, jusqu'alors demeurées dans l'ombre. En ce sens que l'individu déconsidéré, réclame désormais une véritable considération de son être sociale.
L'homme noir, de son Afrique, connaît la plénitude de l'insuffisance du comportement blanc. Pourquoi, ne s'insurge-t-il pas et clamer le désir de composer une nation uni et indivisible ?
Pourquoi l'homme noir serait-il semblable à l'homme blanc jusqu'à la démence de son intellect ? Car même si nous sommes issue du même moule, est-ce un hasard si les hominiens se sont répartis sur l'ensemble de la planète ?
N'est-ce pas plutôt pour que chaque peuplade ainsi formée puisse réaliser un système de vie personnalisé ? Le blanc par son esprit de conquête à rompu le traité d'indulgence entre les peuples et a semé la défiance entre les hommes.
L'union des hommes entre eux ne se formalise pas essentiellement par une résistance à une oppression ou bien encore à composer un bataillon de combattant. L'union peut signifier l'avancée commune vers des intérêts non guerriers.
Il existe un être foncièrement intelligent, capable d'innovation, de compréhension au fond de l'homme noir. S'il arrive à se mettre à nu, il découvrira l'importance de sa puissance.
Le noir ne réalise pas que malgré les contraintes, le contingentement de sa race et toutes ces années de brimades et d'analphabétisme ; et bien, cet individu a tout de même imposé un potentat d'innovation qui domine encore aujourd'hui. Le noir a donné du rythme à l'existence, il se pare d'une puissance physique incontestable. Même dans des pays où les ségrégations sont sévères, il parvient à porter au plus haut fait des éléments d'une rare efficacité.
Ce constat ne croyez pas que l'homme blanc n'en soit pas conscient. Il le sait bien, que l'individu à la peau noire est un être doté d'une faculté d'accommodation incroyable. Son égoïsme le pousse à maintenir le noir en retrait en lui refusant l'accès aux centres de décisions et tous les moyens financiers.
Ainsi le continent Africain renferme en son sein, les armes de sa reconquête, somme toute pacifique. Les enfants de ce pays sont en mesure d'envisager des objectifs visant à mettre en place un cadre constitutionnel, juridique, et institutionnel d'une économie s'inscrivant dans l'économie internationale.
Ceci ne sera possible que dans la mesure, où, ils seront parvenus à démontrer aux pays développés que l'évolution de leur situation est en rapport avec le bien être de la croissance.
Il faut que l'idéologie du peuple Africain se focalise. Le système d'assistanat, n'est pas une solution aux maux de l'Afrique.
La conjoncture internationale se trouve dans l'impasse. La plupart des pays sont en quête d'une redéfinition des rapports internationaux. Voici la chance du continent Africain. Pour cause de subsistance, l'équilibre mondial est le nouveau mot d'ordre. Tout repose sur un nivellement de l'épargne et de l'investissement, et ceci étant valable pour tous les pays développés et ceux en voie de développement. En ce sens que les premiers cités devront concéder une aide aux pays sous développés. Le sort de la crise dépend de cette prérogative.
Le continent Africain par une union des gouvernements de chaque état doit faire valoir son potentat et inspirer la considération des grands pays industrialisés.
Toute croissance économique, s'identifie sur l'action d'échange. Et l'Afrique si elle ne bénéficie pas d'une ouverture des frontières sur les marchés étrangers, ne se satisfera jamais d'une croissance bénéfique. L'Afrique est obligée d'exposer à la face du monde la nature expressive de son fondement démocratique et que sa nation, responsable, démontre sa compétence à constituer un système fiable et viable.
Le choix démocratique bien que subordonné à l'acceptation d'un système institutionnalisé, ne doit pas devenir un carcan d'obligation tutélaire pour L'Afrique. La nation africaine, en cela, sera à même d'innover et mettre en avant une philosophie de concertation spécifique. Une forme d'évolution qui tout en prenant en considération l'économie de marché, n'en garderait pas ses aberrations. De sorte que l'Africain aura toujours à cœur de favoriser l'éclosion de l'individu dans son intimité, et non pas extraire certains sentiments malveillants de l'homme.

Aimé Césaire un homme qui n’a eu de cesse de primer la condition des noirs. Est-il un avenir accueillant à cette engeance dont il n’a cessé de promouvoir l’immense richesse culturelle ?

4) Le noir maître d’un autre destin.

Pour clore mon intervention. J’aimerais vous soumettre ce dernier texte que j’ai élaboré toujours en rapport avec les éléments fondateurs que m’a servi la lecture des écrits de M Aimé Césaire. C’est édifiant comment l’esprit peut se démuseler quand il a su appréhender les directives d’une érudition sans limites. C’est en cela que réside la force d’Aimé Césaire, redonner à l’humain sa force interprétative des événements qui conçoivent sa vie et par la même prévoir quel serait son avenir.



4-1 Le noir couleur de l’espoir.

Face à l'ampleur du désastre orchestré par la race blanche, suppose-t-on un avenir pour l'homme noir ?
Volé au continent Africain, transportés, éparpillés de par le monde, ces millions d'esclaves apatrides concourent-ils à l'acquisition d'une place prépondérante au milieu de l'univers blanc ?
Devenus métis par endroit, ils sont en quête d'une véritable identité. Beaucoup d'entre eux réclament un retour à la terre nourricière, L'Afrique. D’autres, induits d'une conscience multiethnique, haranguent sur la force de leur créolité. Ils se parent d'un prosaïsme racial et ne parviennent plus à définir l'unique genèse de leur patrimoine culturel.
Sont-ils occidentaux, africains, amérindiens ? Il persiste en leur âme, une complexité laxiste qui fait naître une ambiguïté végétative. Ils sont en quête d'une référence.
A l'heure présente une question brûle les lèvres. Quel est le rôle exact que peut jouer le noir dans la société moderne ?
A-t-il dorénavant son mot à dire ? Est-il en mesure d'apporter un intérêt à la marche de l'homme vers un avenir éclairé ?
Depuis tant siècle, il fut la victime de la mauvaise opinion. On lui colla une étiquette d'être inférieur et c'est pour lui une lutte de tous les jours que de faire jaillir son autorité d'homme de qualité.
Durant des siècles les nègres, ainsi baptisés n'ont eu comme modèle qu'un système lactescent. Les ordres, les idéologies occidentales ont façonné leur existence. En aucun cas la promiscuité n'a permis à ces esclaves de s'éduquer par le biais d'une réflexion intime. L'émancipation s'est étayée par le copiage d'un nouvel entourage qu'ils ont découvert contraints et forcés.
L'expérience d'une servitude intolérable, conduit-elle à une meilleure approche de la sagesse ?
Pourquoi ne pas imaginer un concept de sagesse légiférer par le noir. Jusqu’à lors le blanc n'a que transvasé le mal qu'il entretient en lui sur les autres races. Aujourd'hui il s'avère utile qu'une autre race émette une drogue moins terrifiante que celle du blanc, une espèce de générosité porteuse d'espoir.

L'homme noir représente une alternative dans la destinée du monde. Il est le plus apte à reconsidérer le bon chemin à prendre, car il est beaucoup moins perverti que l'homme blanc.
Le noir a su garder une innocence naturelle. Son monde se fonde sur une omniprésence du mysticisme. L'esprit conserve toute la force de l'inconscience et par le fait, rapproche l'homme noir avec le dessein d'évolution du cerveau humain.
L'homme blanc a brûlé les étapes, à vouloir tout d'un coup, il a grillé ses fusibles. Maintenant c'est l'incohérence qui canalise son existence. Il végète dans un statu quo non voulu.
Le mobilisme est pour lui une condamnation à mort, car sa folie d'émancipation consume son être. Lui si friand de matérialisme se heurte aux limites du matérialisme.
L'homme blanc se pose devant un grand précipice et se demande s'il doit faire un pas en avant.
Bien qu'en mauvaise posture, la société blanche ne tient pas à partager ses privilèges. Son orgueil ne lui permet pas d'entrouvrir une porte d'accueil à la potentialité des hommes noirs. Si de telles concessions sont admises ce n'est qu'avec parcimonie.
Ce qui nous suggère la pensée suivante, c'est qu'il est mal venu à l'heure actuelle de supposer que le noir puise accéder à une autorité capable de peser sur le devenir de la planète.
Les noirs soumis à l'esclavage ont vu leur triste sort se perpétuer dans la mise en place de la colonisation, la ségrégation et de la discrimination. La société blanche avec toutes ses contraintes imposées, s'évertue à maintenir le noir dans un état de paupérisation sans précédent.
L'insalubrité de ses habitations, la persistance de mauvaises conditions de travail, le fort taux de chômage, l'instruction aux rabais, sont le lot d'une population noir mal intégrée. La porte d'accès au développement total est volontairement cadenassée par le geôlier blanc.
A travers le monde, le noir porte une étiquette, celle de sous être, d'inférieur, qu'il faut amadouer et domestiquer. Pareil au singe, on lui apprend à faire des mimiques, à divertir son entourage blanc. De tous ses atouts physiques, le pauvre noir tente désespérément d'exposer ses qualités. Malgré ses efforts notoires, il ne récolte en définitive qu'une forme de jalousie de la part du blanc. Rien ne réfère à un respect sincère du noir en tant que personne humaine confondue de sensibilité et d'intelligence.
Un gouffre s'est creusé entre deux peuples. Il en résulte une grande absence d'échanges et de contacts humains. La plupart des blancs gardent en eux des préjugés ancrés dans leur esprit depuis des siècles.
Il se détermine une forme imprécise de supériorité dont l'emprise fabrique des œillères. Il s'établit un handicap majeur qui refuse tout compromis et le partage avec le noir conquérant.

J’aimerais, enfin, terminer mon intervention par un poème. C’est cette fois-ci un nouvel hommage à la qualité de poète que fut Aimé Césaire. Le poète est un homme d’une humilité naturelle qui prend à sa charge la destinée des hommes. Il les guide, les berce, les réconforte, leur apprend à se connaître. Il est l’être qui éclaire l’esprit. Aimé Césaire était un pareil Homme, il a été le porte parole de tous et notamment des opprimés de l’existence humaine, mais il est surtout ce porteur d’espoir que l’homme peut s’améliorer s’il met à nu les vraies richesses qui résident en lui. La valeur fondamentale d’un homme c’est sa capacité à accepter la différence et faire grandir la tolérance dans son cœur. Pourtant cette perspective semble bien difficile car l’homme ne semble pas prêt à donner libre cours à cette initiative bénéfique pour l’humanité toute entière.

Ailleurs.

Je pars ce soir en vadrouille
Dans un monde truffé de secret,
A l'abri des bombes et des décrets ;
Dans le dos une porte que je verrouille.
Je marche sur des lunes sans visage,
Une plénitude que foulent mes pas.
Sans réveiller le silence du trépas,
J'erre à outrance sur un nuage.
S'il me prend l'imbécile envie
De jeter un œil sur la terre.
Je me souviens des hommes austères
Et de ma retraite, je suis ravie.




Raymond Procès.










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